vendredi 12 septembre 2008
De la fiabilité des sources
L'une des remarques qui reviennent régulièrement dès qu'on parle des blogs et plus largement du web 2.0 consiste à dire "Ouais, mais les blogs c'est pas fiable" !!! Certes, le fait qu'ils sont à la portée de tout le monde, et que tout un chacun devient en quelques heures producteur d'information peut 'déstabiliser' les modèles classiques. Mais il faut savoir que la problématique de la fiabilité des sources existe depuis fort longtemps !!! Fiabilité des textes sacrés, fiabilité des sources humaines (contacts, réseaux perso) comme source d'information...Ceci pour dire que ce n'est pas parce que la source est un journal dénommé Les Echos, La Tribune, Le Chicago Tribune, TF1, ABC...et j'en passe, qu'on est sûr de ce qu'elle publie. Et il est alors évident, voir même nécessaire de retourner aux fondamentaux classiques pour la vérification de ses sources, comme le recoupement, etc...
Et dernièrement, 2 sujets m'ont interpellé à ce propos : le premier une affaire qui touche Les Echos et le deuxième United Airlines.
Les Echos : (les détails dans l'article de Bakchich)
Vous êtes au courant que Les Echos appartient désormais à Bernard Arnault, propriétaire de LVMH et actionnaire entre autre de Carrefour. Ces nouvelles données ont conduit certains journalistes à revoir leur mode de communication pour ne pas frustrer le proprio ;-) Un certain nombre d'informations se voit alors dissimulé et non communiqué aux lecteurs.
United Airlines :
En bref, un article datant de 2002 a été réindexé par Google News le weekend dernier, il a été repris par un journal local cité et repris par Bloomberg, l'agence de référence dans le domaine boursier. Résultat : Déclaration de faillite de United Airlines et cours en bourse en chute libre.
Pour plus d'info c'est par ici :
United Airlines victime à Wall Street... d'une information vieille de six ans
Google Actualités sème la panique à Wall Street
Polémique sur les informations de Google News
Tout ça pour dire qu'on n'est jamais à l'abri, et qu'il est aussi utile de se rappeler des fondamentaux pour la vérification de l'information et de sa source !
Update (Merci Armelle) : un article du Monde du 10/09/08 traite de ces aspects concernant la photo et la video publiées par les amateurs ! Extrait :
"Faire appel à des non-journalistes, est sans doute l'aspect le plus dérangeant pour des professionnels de l'information. D'autant que cela ne garantit pas totalement l'authenticité d'une image amateur. Mais l'information traitée dans l'urgence n'est jamais fiable à 100 %. Il n'y a pas d'un côté un îlot de terre ferme, et de l'autre une étendue de sables mouvants. Il n'y a que de nouveaux sentiers à défricher."
lundi 1 septembre 2008
Folksonomies et communautés de partage de signets Vers de nouvelles stratégies de recherche d’informations.
"Pour beaucoup d’usagers, la recherche d’information est devenue synonyme de moteur de recherche voire de « googlisation ». Cependant il existe désormais des alternatives à ce quasi monopole via notamment les folksonomies, mot composé par Thomas Vander Wal à partir de folk et de taxonomy et qui définit la possibilité offerte à l’usager d’ajouter des mots-clés à des ressources. Leurs stratégies de recherche diffèrent de la traditionnelle médiation des moteurs. Nous nous sommes interrogés sur la pertinence des folksonomies et leur intérêt réel dans le cas de la recherche d’information. En effet, la démarche « folksonomique » diffère de la simple requête et suppose d’autres habiletés. Cette analyse s’inscrit dans nos recherches sur les habiletés informationnelles ( information literacy ) Nos travaux sur ces nouveaux modes de partage et recherche d’informations s’appuient sur de nombreux tests des différentes plateformes permettant l’intégration de mots-clés qualifiés de tags. Nous nous sommes tout particulièrement ici appuyés sur les systèmes de partages de signets parfois appelés « marque-pages sociaux », voire signets sociaux (social bookmarks). Nous avons pu d’ailleurs constater que les différents sites d’intégration de favoris ont veillé à l’interopérabilité de leur système le plus souvent en utilisant le format xml. Une possibilité qui n’était pas offerte sur tous les sites il y a encore un an. La littérature sur le sujet des folksonomies est essentiellement anglophone à de rares exceptions dont notre contribution (Le Deuff, 2006) et celles d’Olivier Ertzscheid et de Gabriel Gallezot (Ertzscheid, 2006) Le sujet suscite de plus en plus d’intérêts notamment parmi la communauté du web sémantique et des métadonnées du Dublin Core[1]. Le débat est également riche au sein de la blogosphère où les défenseurs des folksonomies n’hésitent pas à commenter les articles scientifiques sur la question notamment lorsque ces derniers s’avèrent critiques. (Peterson, 2006) Notre propos n’est pas d’analyser les problèmes sémantiques des folksonomies qui ont été déjà évoqués notamment dans les travaux cités plus hauts. Nous souhaitons montrer ici que la recherche via les folksonomies permet l’émergence de nouveaux médiateurs ainsi que des possibilités de recherche « sociale » en s’appuyant sur la richesse d’un réseau d’usagers comme c’est notamment le cas pour le site Ma.gnolia que nous présentons ici.[2]Les folksonomies s’inscrivent également dans la lignée du web 2.0 qui voit entre autres s’accroître les possibilités de personnalisation de l’information et dont la plupart des plateformes permet l’inclusion de tags."
jeudi 1 mai 2008
Google - Les secrets de l'ogre du Net
"Les particuliers ne sont pas les seuls concernés par l'omniscience de Google. La firme vend aussi son moteur de recherche à des entreprises ou à des institutions, comme la Société générale ou même la présidence de la République, pour explorer et classer leurs documents internes. Elle commercialise à faible prix une suite de logiciels via Google Apps (Google Docs, Gmail, Google Calendar...), dont les informations sont stockées sur les serveurs de Google, notamment aux Etats-Unis. « Là-bas, le Patriot Act permet aux autorités d'accéder au contenu des serveurs situés sur le territoire américain », met en garde Alain Juillet, haut responsable chargé de l'intelligence économique. « Dans le cadre professionnel, estime Benoît de Saint-Sernin, le directeur de l'Ecole européenne d'intelligence économique, utiliser Gmail, Google Docs, voire le moteur de Google, revient à parler d'un dossier confidentiel en public : c'est risqué. »"
L'Expansion (01/05/08)
samedi 12 avril 2008
Newsletters d'informations scientifiques et techniques
L'INIST propose un serveur de newsletters dédiés aux informations scientifiques et techniques : Kiosque IST. On y trouve 8 principales catégories :
- Sciences/recherche
- Internet
- Culture
- Documentation
- Technologie
- Histoire
- Archives
Parmi les ressources intéressantes, vous pouvez suivre la newsletter sur les agents intelligents ou encore celle du GFII.
Google plonge dans le web invisible
Désormais, Google va plonger dans les profondeurs du web invisible, puisqu'il vient d'annoncer qu'il indexera les contenus disponibles derrière des formulaires HTML. En d'autres termes, des sites comme le BOAMP ou Légifrance trouveront prochainement leurs contenus indexés par Google.
jeudi 14 février 2008
AFP interdit l'utilisation de Facebook et Wikipedia comme sources
Et un de plus ! Maintenant, c'est au tour de l'AFP de bannir l'utilisation de Facebook et Wikipedia comme sources, selon Pierre Lesourd, AFP London’s bureau chief, et ce suite à une bavure professionnelle. Ceci nous ramène toujours à se poser la question de la fiabilité des sources électroniques, et la nécessité d'une approche méthodologique plutôt qu'une prise de position pro ou anti wikipedia et autres médias...Olivier, un commentaire ?
vendredi 8 février 2008
Ask lance Big News
Ask vient de lancer un nouveau moteur de recherche d'actualité : Big News. Disponible actuellement en anglais, une version française ne saura tarder (selon Abondance). Parmi les fonctionnalités intéressantes, le filtrage par type de sources ou de catégories, mais aussi la génération d'un flux rss de la requête.
mardi 22 janvier 2008
Découvrir de nouveaux sujets avec Vivisimo
Vivisimo vient d'annoncer le dépot d'un brevet sur une nouvelle technologie qui permet de découvrir de nouveaux sujets/thématiques lors des recherches d'informations effectuées avec ses outils, comme Clusty. Ca s'appelle Remix, et c'est visible lorsque vous faites une requête sur Clusty à droite des clusters (grappes de mots clés) qui s'affichent dans la page de résultats. En cliquant sur remix, vous générez alors d'autres mots clés liés à votre requête, ce qui permet notamment d'enrichir votre base de mots clés et d'en découvrir d'autres.
mardi 11 décembre 2007
Google Clinical Trial Search
Google propose via Google Base un moteur de recherche spécialisé dans les essais cliniques : Google Clinical Trial Search. Découvert via David, l'outil permet outre la recherche "normale", la génération de flux RSS pour chaque requête et donc offre la possibilité de mise en place de veille sur les essais cliniques.
lundi 10 décembre 2007
Egora, nouveau portail sur la santé
Egora est un nouveau portail d'information sur la santé : on y trouve de l'actualité générale, de l'actualité scientifique, un fonds documentaire de 230 000 articles ainsi que des flux RSS par rubrique. Pour accéder à tous ces services, il est nécessaire de s'inscrire en remplissant ce formulaire.






