mercredi 5 mars 2008
Olivier Scheffer, Digimind : "La technologie doit s'effacer au profit de l'information"
"A l'approche du lancement de Digimind7, plate-forme hébergée de veille et d'intelligence économique, Olivier Scheffer, directeur marketing de l'éditeur français de logiciels pour l'entreprise, précise les atouts de la société sur un marché où les technologies du Web 2.0 et les solutions 'tout-en-un' montent en puissance.
AB - Olivier Scheffer, bonjour. Quels sont les atouts techniques et fonctionnels de la plate-forme Digimind de veille stratégique par rapport aux solutions d'acteurs comme Arisem, Knowings ou encore AMI Software ?
OS - Digimind7 est le fruit de deux années de R&D et de l'analyse des retours clients. La plate-forme offre des fonctionnalités (veille pure, sélection, collecte, analyse et diffusion de l'information) bien plus étendues que celles intégrées à notre précédente version, Evolution, ou à d'autres plates-formes du marché. Il s'agit d'un guichet unique de veille pour l'entreprise, adapté à l'évolution du web et du volume d'informations à traiter.
Côté interface utilisateur, Digimind a mis l'accent sur la veille visuelle. Chaque utilisateur de la solution doit pouvoir créer des tableaux de bord graphiques sur les éléments clés de son choix (concurrents, marché...) Côté back-office, en plus de notre travail sur des algorithmes avancés, nous nous sommes concentrés sur les contenus. Dès son lancement, le 2 avril 2008, Digimind7 proposera une base de 200.000 sources primaires, un million à la fin de l'année, alors que nos principaux concurrents en proposent moins de 100.000 chacun. Nous avons fait le choix de couvrir les médias classiques, comme le font LexisNexis ou Factiva, et de nous intéresser à l'ensemble des acteurs de l'information, blogueurs inclus, et, enfin, d'élargir le champ géographique d'investigation. Il ne s'agit pas de s'y perdre, notre métier reste centré sur l'édition de logiciels et l'expertise en matière de veille stratégique. Ces sources sont qualifiées sur plus de 30 critères (Digirank)
Dans l'entreprise, la veille évolue vers le décisionnel (Business Intelligence). La plate-forme Digimind7 a donc été conçue pour répondre aux besoins de l'ensemble des collaborateurs d'une même organisation. Le temps où les seuls experts en veille avaient accès aux outils d'intelligence économique est révolu. Les projets sont désormais transversaux, influencés par l'adoption large d'Internet, du secteur des télécoms à l'industrie pharmaceutique."
Un centre de veille stratégique chez BMCE Bank
"Lancé en janvier 2007, «le projet d’un centre d’intelligence économique
à la BMCE Bank est en cours de finalisation», souligne Houda Sbihi,
directrice des affaires générales au sein de la banque. L’initiative
traduit un cheminement timide, mais de plus en plus prononcé de la
veille stratégique (VS) auprès des opérateurs économiques. Une pratique
qui permet d’observer, de recueillir, d’analyser et de diffuser
l’information pour être exploitable par les décideurs.
D’ailleurs,
«le centre d’intelligence économique de BMCE Bank est axé autour de la
prestation de service pour nos structures internes», souligne Houda
Sbihi. Autrement dit, le centre se positionne en tant que source
d’information prioritaire pour accompagner les entités de BMCE Bank
dans la prise de décision. Sa mission consiste donc à «fournir des
analyses à forte valeur ajoutée. Un livrable a déjà été conçu».
Traditionnellement,
le secteur de la finance est friand de «ce genre de document qui cible
le financement de la PME, les nouveaux niches d’investissement,
l’évolution des réglementations boursières, les fiches-pays», explique
Imane Wahdani, coordinatrice chez Digimind. Cette société, implantée à
Rabat, propose des solutions informatiques dédiées à la veille
stratégique. La CDG et Maroc Telecom font partie de ses clients. Ces
derniers disposent d’un serveur de recherche qui fournit des
informations hiérarchisées, selon le degré d’importance notamment, en
temps réel. Il permet de se constituer donc un outil de recherche sur
mesure. «Ce sont 100.000 sources qui sont ainsi surveillées par jour.
Ce qui permet des alertes pertinentes», indique son directeur
commercial dans la région Mena, Mehdi Alaoui Mdaghri."
mardi 4 mars 2008
Préparation olympique - Le sport français passe à l'intelligence
" OBSERVER ce qui se passe à l'étranger, comprendre la démarche des nations concurrentes et en tirer profit dans la préparation des élites sportives françaises. Depuis trois ans, sous la responsabilité de la Préparation olympique et paralympique (POP), la France s'est mise à l'intelligence sportive, comme on parle d'intelligence économique . Le concept peut sembler pompeux, ou croustillant, si l'on commet l'erreur de prendre le mot d'intelligence dans son acception anglo-saxonne, ce qui revient à le traduire par renseignement. L'ancien champion du monde de judo Fabien Canu n'a pas truffé d'antennes les toits de ses bureaux à l'Institut national des sports (Insep) et il ne pose pas de micros dans les piscines. L'activité d'intelligence sportive qu'il développe depuis qu'il a pris la direction de la POP relève essentiellement de la pêche aux infos sur Internet, grâce à un moteur de recherche sophistiqué. Cela paraît furieusement banal et c'est pourtant, selon lui, terriblement efficace. Information blanche. « La notion de veille a toujours existé dans le domaine du sport, explique Canu. On a toujours regardé comment s'entraînaient les concurrents, quel matériel ils utilisaient. » Ce qui est nouveau, c'est de pouvoir récupérer les informations rapidement, à grande échelle, de façon systématique, et d'être capable de la trier, la classer et la retranscrire à l'intention de ceux qui peuvent en avoir l'usage. C'est fou, paraît-il, ce qu'on peut trouver sur la Toile mondiale."
samedi 1 mars 2008
Veille stratégique: L’e-réputation ne se décrète pas
"Fin juin 2007, la banque HSBC Londres décide de faire payer 9,9%
d’intérêts sur les comptes des étudiants britanniques à découvert de
plus de 2.200 euros. La riposte du syndicat étudiant a été fulgurante.
Malgré les vacances d’été, le Net a servi de plate-forme de
mobilisation. Son cheval de bataille, le réseau social Facebook. La
banque londonienne a fini par capituler. C’est l’un des exemples
fournis par Christophe Asselin, consultant veille Internet chez
Digimind, pour démontrer les conséquences négatives d’«un buzz
digital».
La marque de cosmétique «Dove» a réalisé, par contre,
une jolie performance médiatique via la Toile. Elle a lancé une pub sur
le Web, avant de la diffuser sur le petit écran. Un tour de passe-passe
qui lui a permis d’économiser 150 millions de dollars."
«Digimind e-réputation» pour surveiller son e-image
"Blogs, Forums, commentaires, Buzz, intoxs et plaintes, le WWW est ouvert pour permettre de diffuser toutes les critiques portées sur un produit et une entreprise. De fausses informations concernant votre société, et qui peuvent influer négativement la décision d'achat des internautes, peuvent faire le tour du monde en un instant». Ce qui a coûté la rentabilité de grandes sociétés dans le monde. «29 grandes entreprises du classement 100 du Magazine Fortune sont fortement critiquées sur les pages de résultats de la recherche de Google», a affirmé le spécialiste de Digmind. À titre d'exemple, il prend le cas de DELL, le spécialiste mondial des matériels informatiques a été victime d'une rumeur qui pointait du doigt la qualité de ses ordinateurs portables, qui selon certains chauffent rapidement et explosent. La rumeur qui a été diffusée dans le monde entier, grâce au super don du net, a fait endurer à l'entreprise une baisse nette de son chiffre d'affaires. Ceci pour montrer que les conséquences d'une mauvaise réputation du Web sont désastreuses."





