samedi 29 avril 2006
Petite pause !
Vtech sera au repos pendant quelques jours ! En vous remerciant pour vos visites ;-)
mercredi 26 avril 2006
Veille stratégique et concurrentielle : la France en embuscade
"Avec la sortie le même mois d'évolutions majeures de leurs logiciels de veille stratégique et concurentielle, deux sociétés françaises imposent peu à peu leur savoir-faire à l'étranger.
La masse d'informations et de contenus sur le Réseau augmente sans cesse et sans fin et la surinformation guette. Il devient de plus en plus compliqué d'obtenir simplement un résultat en lançant une requête sur un moteur de recherche, un méta-moteur comme Webseeker ou Kartoo, un aspirateur de sites du type de Teleport Pro ou un agent dit intelligent comme celui de Copernic."
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NB : Vtech a été cité dans cet article comme référence utile (voir à droite de l'article)
Source : Le Monde
"L'information stratégique est déjà présente dans l'entreprise"
J'ai annoncé précédemment le chat que proposait JDN avec F.Tognini, et voici aujourd'hui sa retransciption, dans laquelle vous trouverez notamment une réponse à ma question relative au ROI d'une démarche d'intelligence économique (qui m'a laissé sur ma faim !):
"Pouvez-vous nous donner des éléments d'évaluation et de mesure du ROI d'une démarche d'IE
?
Je ne parlerai que de ce que nous avons pu mesurer en
entreprise. Dans des sociétés aux activités traditionnelles comme
l'industrie, nous arrivons à faire gagner près de 10 % du temps
travaillé. En fonction des salaires de votre entreprise, il vous sera
aisé de mesurer combien le temps perdu représente en euros. Quand il
s'agit d'entreprises plus technologiques ou de services par exemple,
avec des salariés travaillant sur le net, le temps gagné est encore
supérieur. Une récente étude américaine sur "l'infobésité" indiquait
qu'un travailleur du savoir perdait jusqu'à 28 % de son temps en
surinformation, mauvaises recherches, interruptions, mails...
"
100 idées pour utiliser RSS
Et voilà ! Après l'annonce faite il y a 2 mois, une première version du white paper vient de voir le jour ! 100 idées pour utiliser RSS.
J'ai recensé 100 manières différentes pour utiliser la technologie RSS. Dans cette première version, j'ai pas expliqué les usages cités, j'ai seulement indiqué l'idée ou l'application qu'on peut faire avec RSS et éventuellement le service qui propose cette application. Il faut noter que certaines applications sont développées en interne, par exemple pour les intranets des entreprises. D'autres n'ont pas encore vu le jour, il s'agit donc de propositions. Les différentes applications recensées ont été classées par catégories, allant du marketing jusqu'aux loisirs en passant par la veille et la logistique. Un grand merci pour JC Morand, Klog et Blogokat, ainsi que tous les lecteurs qui ont participé par leurs témoignages dans l'élaboration de ce document. Toutes vos remarques, suggestions et corrections sont les bienvenues.
100idéesRSS.pdf
lundi 24 avril 2006
"L'intelligence économique doit être vécue comme un surplus" : interview d'Alain Juillet
Dans la continuité des interviews de Vtech, j'ai le plaisir de vous proposer aujourd'hui l'interview d'Alain Juillet, Haut responsable chargé de l’intelligence
économique, que je remercie pour l'avoir conduit via mail.
Quel
bilan pouvez-vous dresser de l'intelligence économique actuellement
en France? Quelles sont les lacunes ou les
obstacles qui existent encore? Quelles solutions envisagez vous pour
les "réduire" et maîtriser?
Le premier objectif a été
atteint puisqu’en grande majorité, les entreprises ont été sensibilisées
et l’on parle de plus en plus d’IE. Maintenant, l’effort consiste
à garder le cap ! En rendant accessible les dispositifs d’IE à toutes
les entreprises, en incluant tout les partenaires de l’Etat
dans la chaîne d’information et surtout en continuant à coordonner
les efforts afin de renforcer le lien public privé nécessaire au bon
fonctionnement du dispositif d’intelligence économique.
La problématique des systèmes d'information, d'une sorte de "dépendance" informatique e technologique pourra-t-elle entraver le développement de l'intelligence économique française?
Les logiciels informatiques contribuent pour une bonne part à la démarche d’intelligence économique car ils offrent des opportunités pour aider les entreprises à maîtriser et à protéger les informations stratégiques utiles à leurs décideurs. Aucun outil, à ce jour, n’arrive à crawler et à indexer le Web entier pour aider les entrepreneurs à disposer des bonnes informations au bon moment. De même, la sécurité des systèmes d’information, priorité nationale depuis la remise du rapport du Député Pierre Lasbordes au Premier ministre, est un enjeu vital pour se prémunir des actes de malveillances à des fins criminelles ou d’espionnage. Les banques l’ont bien compris tout comme les sites de commerce en ligne qui savent que leur « business model » repose en partie sur la confiance que leurs clients ont dans leur dispositif.
Sans être ni naïf ni paranoïaque,
les systèmes d’information font partie de la stratégie de l’entreprise
et les PME doivent en prendre la mesure car elles sont souvent les plus
exposées et les plus vulnérables…
Les PME/PMI françaises
ont des visions commerciales, à court terme, de rentabilité...et ne
voient pas un ROI immédiat d'une démarche d'intelligence économique.
Quelles sont les actions que vous avez mené pour éliminer cette "frilosité"
et "inconscience" ?
Faute de moyens (financiers, humains, matériels...), comment les PME/PMI
françaises peuvent elles tirer profit de l'intelligence économique?
Qu’entendez-vous par cette agressivité?
Jusqu’à un passé récent, les entreprises françaises, et notamment les PME/PMI, considéraient comme contradictoire le fait de développer leurs activités économiques et d’engager une démarche d’intelligence économique. Cette attitude pouvait être considérée comme légitime dans la mesure où l’intelligence économique était davantage considérée comme un concept réservé à quelques initiés. Cette vision souvent juste n’a pas permis de faire prendre conscience de l’importance du sujet à l’instar d’autres pays qui ont su mobiliser plus tôt les pouvoirs publics au bénéfice du secteur privé.
Depuis maintenant plusieurs années et notamment depuis le rapport « Carayon », le gouvernement a nommé, en décembre 2003, un Haut responsable chargé de l’intelligence économique dont la mission consiste à assurer la synthèse de l’information rassemblée par les différents services dans le domaine de l’intelligence économique et d’organiser sa diffusion.
La France est donc rentrée dans une phase opérationnelle qui a déjà démontré son efficacité.
Ainsi, à titre d’exemple, au niveau national, des mesures d’accompagnement financier des PME/PMI considérée comme relevant du domaine stratégiques ont été mises en place.
Dans l’ensemble des régions, un dispositif dit d’intelligence territorial, regroupant l’ensemble des acteurs publics et privés, a été développé. Les pôles de compétitivité bénéficieront, à très court terme, de mesures de protections au bénéfice des PME/PMI qui seront assurées de la confidentialité de leur savoir-faire par rapport aux autres partenaires internes à ce dispositif et des risques externes. La volonté des pouvoirs publics, en accord avec les chambres consulaires, les fédérations professionnelles et les collectivités territoriales est de mettre en place, au plus proche des PME/PMI, un dispositif simple et pragmatique. L’intelligence économique n’est pas destinée exclusivement aux grands groupes considérés comme ayant les moyens d’organiser leur défense économique. Elle doit être à la portée de l’ensemble de nos entreprises qui concourent à la richesse nationale et au maintien et à la création d’emplois. L’Etat doit, avec d’autres, y contribuer.
Enfin, sur
le plan international, nos ambassades sont également mobilisées pour
assister nos PME/PMI dans le cadre de leur recherche de développement
sur les marchés mais aussi de les aider à assurer la protection de
leurs données et de leur patrimoine.
Dans votre dernière intervention
à l'Assemblée Nationale, vous aviez dit que si la France n'utilise pas des moyens aussi agressifs
que ses concurrents, elle n'a évidemment aucune chance de l'emporter. Qu’entendez-vous par cette agressivité,
surtout que l'ombre de l'espionnage économique est toujours présente
quand on parle d'intelligence économique?
C’est vrai qu’il est parfois
difficile d’admettre que les méthodes d’intelligence économique
se différencient du renseignement par le traitement de l’information
provenant de sources ouvertes et dans le respect de la légalité. Il
est surement plus flatteur de rêver à des James Bond qu’à des stratèges
et à des analystes. Cependant, l’espionnage industriel n’est pas
un mythe, mais ces méthodes particulières restent très ponctuelles
et ne sont pas le sujet ici. Etre un acteur important sur la scène
mondiale très concurrentielle amène évidement à devoir répondre
à certains défis. Celui que doit relever la France c’est de ne pas
être naïf face à la concurrence et se battre avec les mêmes armes
que ses adversaires. C'est-à-dire connaître son environnement, avoir
accès aux sources pertinentes d’informations ouvertes et savoir les
traiter, et enfin utiliser l’information et les moyens de diffusion
de l’information de manière offensive. Ce n’est pas de l’agressivité
que d’être en compétition, le vouloir gagner est un état d’esprit.
Quels sont les objectifs
derrière la création de la FEPIE? Quels sont ses apports dans le développement
de l'intelligence territoriale?
La FEPIE a comme objectif de donner aux entreprises une vision claire de l’offre en matière d’intelligence économique. Cela permettra de mettre en évidence les bonnes pratiques de l’IE grâce à une labellisation élaborée par le ministère de l’Intérieur sur les cabinets d’IE. Cela permettra également de mieux cibler ses besoins. Dans un second temps la Fépie disposera d’un portail de discussion dans lequel les professionnels de l’IE pourront échanger sur ces problématiques.
Les PME qui ne sont pas toujours
en mesure d’accéder aux services de cabinets spécialisés en IE
dont les tarifs sont souvent élevés pourront avec la Fépie,
entre autre, mettre en commun les demandes afin de réduire les coûts,
échanger sur les retours d’expérience et mettre en réseau ces informations.
Ceci devrait permettre de tisser la toile des échanges de données
nécessaire à un système d’intelligence économique territorial,
orienté vers l’action.
La problématique de l'emploi
en intelligence économique, avec l'augmentation du nombre des diplômés?
Les enseignants qui interviennent
dans le système LMD appliqué à l’intelligence économique doivent
regarder le problème en face. Très peu d’étudiants ou étudiantes
sont embauchés à l’issue de leur scolarité sur des postes d’intelligence
économique. Ceux ci sont encore très peu nombreux dans les entreprises
et organisations. Cette réalité doit être énoncée très clairement
dès le début de l’enseignement. Il est d’ailleurs de bonne
pédagogie d’en expliquer les raisons. L’intelligence économique
en tant que discipline viendra compléter une formation principale d’ingénieur,
de juriste, d’économiste ou de littéraire. Elle doit être vécue
comme un surplus, une dimension complémentaire, un enrichissement personnel,
une vision supplémentaire. Dans la plupart des cas, l’ingénieur
ou le cadre d’entreprise ne pourra que plus tard mettre au service
de son organisation les compétences acquises lors de sa formation initiale.
En aucun cas il ne faut laisser planer un faux espoir sur la réalité
actuelle du marché de l’emploi. Cette réalité ne doit pas empêcher
les efforts entrepris pour faire reconnaître les « métiers de l’intelligence
économique ». C’est ce qu’a initié le HRIE auprès des institutions
et associations concernées. Il s’agit d’un travail de longue haleine
qui commence à porter ses fruits. Le HRIE, l’ANPE, l’ADBS
et La Fépie, sans exclure d’autres partenaires, ont entrepris depuis
un an une concertation. Celle-ci vise à définir les contours et les
contenus des nouveaux métiers de l’intelligence économique. Ce travail
ne peut être que collectif. Il doit associer dès le début les
employeurs, les fonctionnaires de l’Etat, les différents acteurs
du marché de l’emploi, les enseignants et les étudiants en intelligence
économique.
Un dernier mot sur le futur
de l'intelligence économique?
La démarche de sensibilisation
entamée depuis plus de deux ans commence à porter ses fruits. Maintenant
l’objectif est d’arriver à une réelle professionnalisation par
l’enseignement et la recherche, l’usage des bonnes pratiques et
la systématisation des réflexes concernant la maîtrise de l’information
sensible dans les entreprises. La conjoncture actuelle et la société
de l’hypermédiatisation induit une pratique de plus en plus nécessaire
et pointue des métiers de l’intelligence économique. L’Etat français
en est convaincu et continuera à soutenir ses fleurons ainsi que ses
jeunes pousses industrielles.
dimanche 23 avril 2006
Des fils RSS pour LexisNexis et ScienceDirect
J'apprends via le blog de Marlène que LexisNexis a mis à disposition des veilleurs quelques fils RSS par métier, de même pour ScienceDirect pour les nouveaux titres. Je vous conseille aussi cet article de Klog, à destination des bibliothécaires.
samedi 22 avril 2006
Amiral Lacoste : "les professionnels de l'IE doivent s'organiser"
Interview de l'Amiral Lacoste par Hélène Ochanine sur Archimag. Via CyberIE
"L'amiral Pierre Lacoste, 82 ans, est président de la Fédération des
professionnels de l'intelligence économique. Au cours de sa carrière,
il a été directeur général de la Sécurité extérieure et chef du cabinet
militaire du Premier ministre Raymond Barre. Il intervient dans
diverses formations universitaires et professionnelles autour de
l'intelligence économique.
Archimag. Vous êtes président de la Fédération des professionnels de l'intelligence économique (Fépie), quelle est la principale raison de la création de cette Fédération ?
Amiral Pierre Lacoste. L'idée de la Fépie est venue d'un certain nombre de professionnels, de consultants en intelligence économique, qui ont pris conscience du besoin de s'organiser. Notamment, parce qu'ils ont été prévenus par Alain Juillet, haut responsable en charge de l'intelligence économique (HRIE) auprès du Premier ministre, que s'ils ne s'organisaient pas eux-mêmes, c'est l'Etat qui s'en chargerait. Il a récemment a décidé de réglementer les professions de la sécurité et de la recherche comme, par exemple, les détectives privés, il a donc envisagé de faire passer les professions de l'intelligence économique dans le même moule. C'est une preuve de confusion, d'ailleurs, puisque beaucoup des métiers de l'intelligence économique n'entrent pas dans ces catégories. Il était donc est souhaitable que les professionnels prennent eux-mêmes l'initiative de s'organiser.
Archimag. Les professionnels de l'intelligence économique assimilés à des détectives privés ? N'est-ce pas un peu exagéré ?
Amiral Pierre Lacoste. Non, car le mot « intelligence » est trop souvent assimilé à du « renseignement illégal ». La création de la Fépie répond à un réel besoin de clarification, d'éclaircissement et de mise en ordre des différentes activités qui concernent spécifiquement les professions de l'intelligence économique. Et, également au besoin de délimitation des frontières qui les séparent des professions de la sécurité et de la recherche privée d'informations. Il est nécessaire de faire le tri entre toutes ces catégories.
Archimag. Mais les professionnels de l'intelligence économique ne sont pas facilement identifiables. Quels sont les types de métiers que vous souhaitez fédérer ?
Amiral Pierre Lacoste. Ma première démarche, quand j'ai accepté de présider la Fépie, a été de réunir les professionnels pour m'assurer que tous étaient bien d'accord sur les finalités. Et puis de créer trois groupes de travail dont l'un était chargé de travailler à la typologie des métiers de l'intelligence économique. Ce groupe de travail a été très intéressant et novateur pour définir dans le détail les activités propres à chacun des métiers. Des fiches ont été rédigées portant sur la veille, la protection du patrimoine immatériel, sur l'influence et la contre-influence et sur le conseil en I.E. Elles sont consultables sur notre site web (1).
Archimag. Quelles ont été les missions des deux autres groupes de travail ?
Amiral Pierre Lacoste. Le second était chargé de définir les statuts de l'association, le troisième de rédiger une charte d'étique. L'un a donné naissance à la Fépie, l'autre a élaboré une charte d'une page qui garantit que les professionnels de l'Intelligence économique s'engagent à respecter des règles simples de déontologie, d'éthique et de moralité dans l'exercice de leurs prestations. Elle tient en huit articles, ce qui, en fin de compte, est bien plus contraignant que des longs développements. Tous les adhérents de la Fédération sont priés de la signer au moment de leur adhésion."
Mindmapping + Delicious = DeliciousMind
Vous êtes un gourou du mindmapping et vous ne pouvez pas vous en passer de Delicious ? Eh bien, la solution est là ! Elle s'apppelle DeliciousMind. Il s'agit en fait d'un mashup (un hybride entre FreeMind et Delicious) qui vous permet de visualiser vos bookmarks sous forme de mindmap tout en gardant la structure de votre système de tagging. Cependant, ce n'est pas ausi facile à faire qu'à dire, puisque la procédure est un peu technique et nécessite quelques manipulations un peu délicates.
jeudi 20 avril 2006
Cours de veille stratégique : supports pédagogiques
Update : 22 Avril
Je viens de recevoir deux mails de la part d'Isabelle Moreau et Julie Rodrigue m'expliquant le retrait des cours de veille stratégique de leur portail suite à l'article publié sur Actulligence. En fait, il s'agit de supports de cours d'une formation payante, et les professeurs n'ont pas pris le soin de sécuriser l'accès à cette documentation. D'autre part, le cours que j'ai mis à disposition des lecteurs date de l'année 2005, qui a connu différentes mises à jour et modifications cette année.
Ainis, tous les supports qui ont été mis en ligne seront supprimés, suite à la demande expresse de leurs auteurs.
A la suite de la demande de plusieurs lecteurs que ce soit sur la liste Veille ou sur Actulligence, je vous met à dispositions les supports de cours de veille stratégique de Isabelle Moreau et Julie Rodrigue de l'école de bibliothéconomie et de sciences de l'information de l'Université de Montréal. Un grand merci pour Stéphane qui a pris l'initiative du partage !
mercredi 19 avril 2006
Petit manuel d'intelligence économique au quotidien
Via CyberIES, un chat sur le JDN avec Franck Tognini à 17h. "Comment collecter, analyser, diffuser et protéger son information dans des situations aussi diverses et anodines que de participer à un salon, recruter un stagiaire, prendre les transports en commun ? Bref comment faire de l'intelligence économique au quotidien ? Franck Tognini, co-auteur du Petit manuel d'intelligence économique au quotidien avec Pierre Mongin, répondra à toutes vos questions lors d'un chat. Il est également directeur de l'association Vigilances, laboratoire d'initiatives et de conseils pour accompagner les dirigeants de PME-PMI à l'intelligence économique."







