vendredi 31 mars 2006
La veille sur les blogs dans le secteur automobile
Un article intéressant présente quelques témoignages de veille sur les blogs dans le secteur automobile aux Etats-Unis. GM par exemple effectue une veille internet très poussée pour rester au courant de tout ce qui se dit sur ses produits, sa politique, ses patrons...et le cas échéant, participer à la discussion !
jeudi 30 mars 2006
HuckaBuck, le métamoteur à la sauce web2.0
Huckabuck est un nouveau métamoteur en phase beta, basé sur les 3 principaux moteurs : Google, Yahoo et MSN. Avec une interface Ajax, le métamoteur permet de choisir le taux de pénétration de chaque moteur avec un curseur. On peut aussi désactiver l'un des moteurs pour ne pas afficher ses résultats. De même on peut choisir à sa guise le nombre de résultats à afficher par page, toujours avec l'interface Ajax. Mais une des fonctionnalités très intéressantes, c'est le choix d'un mode d'interrogation : orienté blogs, recherche pure ou shopping : avec le curseur Priority du Search tuner, on choisit l'un des modes cités auparavant. Quant aux résultats, je n'ai pas pu identifier les critères de classement puisque parfois Vtech apparaît premier dans une requête intelligence économique ! Mais j'aurais bien aimé par exemple, qu'au lieu de choisir entre des modes préconfigurés, on aurait le choix entre n moteurs classés par catégorie : web, blogs, news...ce qui sera peut être plus utile ! Ou encore une sorte de module de recherche avancée.
Le Sénat propose des fils RSS
Via ServiceDoc, le Sénat propose désormais 3 fils RSS à côté des alertes mails pour effectuer sa veille législative quotidienne.
mercredi 29 mars 2006
«La France est démunie sur le secret des affaires»
"Création d'une Fédération des professionnels de l'intelligence économique (FéPIE), en décembre, tendance à la concentration dans le secteur privé (lire encadré), accès de «patriotisme économique» généralisé, avec promulgation d'un décret définissant les dix secteurs sensibles où l'Etat peut intervenir en cas d'OPA... Ancien numéro trois de la DGSE, ex-président, entre autres, de Marks & Spencer, Alain Juillet, nommé fin 2003 haut responsable à l'intelligence économique auprès du Premier ministre, revient sur la naissance et la montée en puissance de ce concept."
L'actualité de la veille et de l'intelligence économique avec Actulligence
Frédéric Martinet vient de mettre en ligne son nouveau portail dédié à l'actualité de la veille et de l'intelligence économique, pour donner un coup de punch à l'ancienne version. Je signale notamment la rubrique Téléchargement qui sera à mon avis l'une des destinations les plus visitées pour le nouveau site. Bonne chance Fred !
Les défis de l'intelligence économique
Una article (PDF,7p) d'Alain Juillet paru dans la revue Agir éditée par Société De Stratégie, trace le parcours et le bilan de la politique d'intelligence économique en France et donne une revue des acteurs impliqués dans cette démarche. L'auteur estime qu'après 2 ans d'activité, le bilan est plutôt positif puisque les réalisations étaient supérieures aux prévisions. (Via FJB)
Voir le sommaire du N° Mars 2006
mardi 28 mars 2006
Interview de Christian Harbulot : guerre économique, intelligence économique en France
Pour une approche exhaustive de ces définitions, il est bon de consulter le
référentiel sur l’Intelligence économique qui a été réalisé sous l’égide
d’Alain Juillet. Nous attendons toujours qu’il soit officialisé selon les
critères administratifs appliqués par le Secrétariat Général de la Défense Nationale. N’oublions pas que le mandat donné par l’ancien Premier Ministre Raffarin à
Alain Juillet portait en priorité sur la formation. Espérons que l’actuel
Premier Ministre Dominique de Villepin soit assez énergique auprès de sa haute
administration pour se faire obéir sur ce point crucial.
Je me contenterai simplement de préciser que la déclinaison actuelle de l’intelligence économique dans l’entreprise, dans les territoires et à l’intérieur de l’appareil d’Etat soulève le problème de la stratégie des acteurs. Le passage progressif à un management global de l’information dans les organisations est encore un vœu pieux. L’étude réalisée par Thalès consulting sur la perception des besoins des entreprises démontre qu’il existe beaucoup d’interrogations mais peu de solutions sont mises en œuvre pour y répondre. Le découplage entre développement et affrontement prédomine encore dans la mentalité des directions générales des groupes du CAC 40. Celles-ci ont la capacité de gérer les crises informationnelles suscitées par les annonces d’OPA comme ce fut le cas ces derniers mois. En revanche, elles se montrent beaucoup plus vulnérables dans les confrontations économiques hors de leurs zones traditionnelles d’influence. Les échecs récents de nos entreprises en Chine, en Inde et en Arabie saoudite sont autant d’indicateurs de failles importantes dans les stratégies d’approche géoéconomique de ces marchés et donc dans leur management de l’information.
Mais je souhaite attirer votre attention su un problème qui vient en amont de cette question. Dans les hautes sphères étatiques et patronales, personne ne semble se donner la peine de lire la littérature qui nous vient du monde anglo-saxon et de décrypter les prises de position du monde asiatique sur ce sujet crucial. Sans trahir le contenu d’un article que je vais publier en avril dans le revue de Défense nationale, je tiens à indiquer que l’émergence de la problématique du patriotisme économique ne fait qu’officialiser une dynamique de rapports de force qui existe depuis le début de la mondialisation des échanges. Fernand Braudel a été un des premiers à nous expliquer qu’il existe en fait deux types d’économie : celle du marché et celle des Etats. La première va plus vite, elle invente constamment de nouveaux systèmes pour fluidifier l’échange. La seconde est plus lente car ses impératifs ne sont pas les mêmes, : elle ne vise pas à enrichir des individus mais à assurer les subsistances d’une population sur un territoire. Contrairement aux idées reçues, les objectifs de la première économie ne sont pas toujours concordants avec ceux de la seconde. Refuser d’admettre cette évidence, c’est ne rien comprendre aux stratégies de puissance géoéconomiques affichées plus ou moins ouvertement par les Etats-Unis, la Chine ou la Russie. Et par conséquent, c’est faire l’impasse sur les mutations que la société de l’information induit sur les méthodes de management dual.
- Vous ne voyez pas que votre
approche de "la guerre économique" est réservée seulement aux grands
comptes, et par la même exclut les PME du jeu ?
Votre question ne tient pas compte
d’un point essentiel : la guerre économique au sens où la définissent les
Américains et les Chinois se mène au niveau d’un pays et non au niveau des
entreprises quelque que soit leur taille. Cela signifie que le pouvoir
politique à la tête de ce pays soit capable de définir, à moyen et long terme,
des objectifs précis et des priorités dans les actions à entreprendre. Les
dossiers des industries de défense, de l’énergie, des matières premières, de
l’eau, de la compétition agricole et agroalimentaire, de l’industrie de la
santé, le contrôle des axes de circulation maritime, des transports, les
verrous constitués par les places boursières, la maîtrise des flux financiers,
notamment issus du blanchiment de l’argent (et la liste est encore longue)
constituent des enjeux de puissance qui dépassent le strict cadre de l’activité
des entreprises. Ils relèvent à la fois de l’économie du marché et de la
géoéconomie des puissances. La grille de lecture que j’essaie de bâtir avec
d’autres pour étudier la nature et l’évolution des affrontements économiques, a
pour objectif l’étude des stratégies de préservation et d’accroissement de
puissance des Etats. Comme le précisait si justement le Congrès des Etats-Unis,
une entreprise est américaine, si elle sert l’intérêt des Etats-Unis. Le jour
où les dirigeants politiques français sauront de nouveau définir comme ce fut
le cas pour le général de Gaulle ce qu’est l’intérêt français et ce que doit
être l’intérêt européen, on aura fait un grand pas dans la compréhension du
sujet.
- Après les rapports Martre et Carayon, quel est le bilan
de l'IE en France actuellement ?
Nous en sommes encore à la phase 1, c’est-à-dire la sensibilisation. C’est
le cas à l’intérieur de l’appareil d’Etat où les grands caciques de
l’administration feignent de ne pas comprendre à quoi peut servir une approche
moderne du management de l’information.
Autrement dit les démarches
interministérielles se heurtent encore à une vision archaïque de la mission du
service public dans la manière de servir la France dans les affrontements économiques entre
puissances. Il faut saluer la persévérance d’Alain Juillet qui marque des
points dans un environnement peu coopératif. Des progrès notables ont été
accomplis dans le domaine défensif. Il est logique que nous ayons commencé par
là car la culture française est dominée par la volonté de protéger le
patrimoine économique du pays. La démarche entreprise par le directeur de la
gendarmerie nationale a donné un coup de fouet à la manière de cartographier les
menaces sur l’ensemble de notre tissu économique. Cette procédure est inscrite
dans le temps et aucune alternance politique ne pourra la détruire. Elle crée
même un esprit d’émulation au sein du Ministère de l’Intérieur qui commence
enfin à coordonner les informations de ses services dans le domaine de la
sécurité économique. La
Direction de la Surveillance du Territoire est aussi en train
d’opérer une réforme interne prometteuse dans ce domaine.
- Est ce que vous estimez que les pôles de compétitivité
seront un moteur de l'intelligence économique ?
Les pôles de compétitivité sont un beau projet sur le papier. Mais ce
projet est très fragile. Le saupoudrage des crédits révèle pour l’instant une
incapacité à fixer des priorités géoéconomiques et technologiques sur
lesquelles le gouvernement investit de manière déterminante. Tant que la
préoccupation l’électorale l’emportera sur l’intérêt de puissance, aucun
progrès décisif ne pourra être réalisé. Les pôles de compétitivité ne doivent
non plus se traduite en course aux subventions. Les politiques à la tête des
régions et des conseils généraux ont une lourde responsabilité dans ce dossier.
Une veille très attentive doit être réalisée pour vérifier qui fait quoi et
quels résultats ont été obtenus. Je remarque à ce propos qu’il n’existe
toujours pas de site Internet recensant l’usage qui est des crédits européens
afin d’évaluer la performance des élus ou leur incapacité à utiliser ces
crédits qui repartent alors à Bruxelles. L’avenir des pôles de compétitivité
est lié à notre capacité collective de suivre le déroulement des projets. Les
élus ne seront performants que si ils identifient un risque électoral. Il est
regrettable d’en arriver à ce mécanisme de pression mais l’enjeu est trop
important. N’oublions pas qu’il s’agit de donner un élan à la compétitivité des
territoires confronté à une compétition mondiale particulièrement périlleuse.
- Pouvez vous nous donner une esquisse de la position
française en matière d'intelligence économique par rapport à ses homologues
européens, japonais et américains?
Il existe deux catégories de pays : ceux qui cherchent à accroître leur
puissance et ceux qui n’en ont pas identifié le besoin. Les premiers sont plus
dynamiques que les seconds. C’est une des conclusions sous-jacentes du rapport Martre
qui a été rédigé en 1992. Accroître la puissance géoéconomique d’un pays ne
signifie pas forcément mettre en œuvre une politique économique à vocation
impérialiste. Il s’agit en premier lieu de déterminer nos besoins pour donner à
ce pays des capacités de développement dans un monde complexe et conflictuel.
Pour ce faire, nous devons passer très vite à la phase 2, c’est-à-dire à la
phase offensive souhaitée par les dirigeants d’entreprise. Cela ne sera
possible que lorsque les idées seront claires. J’entends par là la nécessité de
sortir des faux débats du genre les entreprises n’ont pas besoin de l’Etat et
l’Etat ne veut pas s’intéresser aux entreprises.
- Comment voyez vous le futur de l'IE en France?
Au cours des 15 dernières années, l’intelligence économique a résisté à plusieurs épreuves douloureuses, en particulier aux incompréhensions de Premiers Ministres comme Pierre Bérégovoy qui ne donna pas suite aux initiatives innovantes d’Edith Cresson, d’Alain Juppé qui ne s’est pas intéressé au Comité pour la Compétitivité et la sécurité économiquecréé par Edouard Balladur et à l’autisme de Jospin durant son mandat à Matignon. En étant un peu ironique, je dirai que c’est un résultat encourageant. L’avenir de l’intelligence économique dépend d’abord des Françaises et des Français qui en saisiront l’intérêt dans leur activité professionnelle. Cela peut sembler élémentaire mais c’est le bon sens qui parle. Autrement dit, la longue marche est loin d’être terminée…
lundi 27 mars 2006
Yoono à la une
Yoono fait la une de quelques journaux ces jours-ci après son lancement officiel le 23 mars dernier: un article de La Tribune, un autre de 01net, un de plus chez Libération, et un sur Silicon. J'ai essayé à plusieurs reprises de l'installer sur ma machine : aucune chance de s'inscrire et de créer un nouveau compte ! Cependant, son principe est très simple : il cherche dans les favoris des utilisateurs, dont une partie est qualifiée d'experts, avec une particularité : la recherche se fait par l'adresse d'un site et non par mots clés. Les résultats sont alors des "dossiers d'expertise" regroupant tous les liens d'un expert sur un sujet donné directement lié à l'adresse tapée, et quelques autres adresses des différents utilisateurs. Un fil RSS est aussi disponible pour chaque expert (mais je peine toujours à m'y inscrire avec newsgator !). Revendiquant 10 000 utilisateurs, Yoono espère se positionner sur une niche très concurrentielle ces derniers temps à savoir la recherche sociale. Je lui souhaite bonne chance !
Nouvelle Yahoo!Toolbar
La nouvelle Yahoo Toolbar est disponible avec deux principales nouveautés pour les utilisateurs d'IE : la navigation par onglets et les boutons de Delicious pour la gestion des bookmarks.
Amiral Pierre Lacoste : « Construisez votre continent avec les modes de pensée des Africains »
Interview de l'Amiral Pierre Lacoste sur AfricaTime : (extraits de l'article)
"Les Dépêches de Brazzaville. La position de la France et de ses entreprises semble en recul en Afrique. Pourquoi ?
Pierre Lacoste. Comme beaucoup de gens de ma génération, je suis peiné de voir le recul politique et économique de la France en Afrique. Cependant, malgré les positions perdues, je conserve beaucoup d’espoir parce que j’attache la plus grande importance aux phénomènes culturels et je crois que la très longue aventure partagée entre les Français et les Africains est porteuse de grands espoirs. Cependant, dans la période de transition que nous vivons, il faut savoir qu’un certain nombre de procédures sont périmées. Le temps est venu pour les Africains de prendre en main leur destin. Les vieilles générations, de chez vous comme de chez nous, doivent laisser la place aux générations montantes. Mais cela ne se fera pas toujours en douceur. Mon espoir est que les Africains qui ont vécu et étudié en France sont tout à fait capables de s’approprier les leviers de la modernité.
DB. Pourtant, les richesses existent et elles sont sollicitées par d’autres pays, les États-Unis et la Chine par exemple. Où est la France ? Où est le développement tant promis ?
PL. De ce point de vue, je trouve que l’Afrique centrale a des atouts considérables en raison de ses richesses naturelles et humaines. Cependant, il faut que, comme pour le reste de l’Afrique, la communauté internationale apporte son aide économique. En ce qui concerne le comportement chinois et américain actuel – je n’aime pas la langue de bois –, il est clair que s’ils se pressent chez vous, c’est pour vos richesses naturelles, pas pour vous… Sans être un expert de l’Afrique, mais en voyant les choses avec beaucoup de recul, j’ai observé que les drames qui ont eu lieu au Burundi, au Rwanda et en République démocratique du Congo ont eu pour principale motivation les richesses minières de l’ex-Zaïre. De ce point de vue, il y a échec.
DB.Que faire, comment et avec qui ?
PL. J’espère que vous, les Africains, vous parviendrez à convaincre la communauté internationale, en particulier les opinions occidentales, de vous aider à tirer profit de vos chances et de vos atouts. Mais, évidemment, le réalisme politique est souvent plus fort que cette vision idéale dont les Accords de Lomé étaient porteurs : je pense en particulier au développement du micro-crédit. En outre, au-delà de la nostalgie, je crois au message de Pierre Savorgnan de Brazza…
DB. Pourriez-vous poursuivre votre idée sur Savorgnan de Brazza ?
PL. Je n’oublie pas que Savorgnan de Brazza a été l’objet de l’opposition farouche des puissances d’argent de son temps. Cet homme qui est venu au Congo a bouleversé le marché de l’esclavage. Il a, en même temps, rendu hommage à des populations qu’il découvrait. Je crois beaucoup à ce message d’humanisme même s’il ne revient pas aux Européens de l’imposer aux Africains. C’est plutôt aux Africains de se le donner à eux-mêmes.
DB. L’Afrique n’est jamais gagnante dans les négociations ni avec les pays occidentaux ni avec les organisations internationales. Comment construire l’Afrique, comment maîtriser l’information au profit de notre développement ?
PL. La première étape c’est l’éducation. Mais on ne peut pas commencer l’éducation s’il n’y a pas un minimum de niveau de vie. Il faut éradiquer la pauvreté d’abord et avoir des programmes éducatifs qui ne soient pas la copie des programmes des pays riches. C’est là la très grande difficulté. L’Afrique centrale est une chance pour le continent africain, mais elle a encore beaucoup de chemin à parcourir. Si les Africains peuvent récupérer une bonne partie de leurs produits naturels et les consacrer à leur propre développement en évitant les ravages des idéologies, ce sera une bonne chose car c’est par les idéologies que l’on trompe les gens. Construisez votre continent avec les modes de pensée des Africains.
DB. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
PL. Eh bien, savez-vous que c’est l’idéologie de l’ultralibéralisme américain qui fait que le blé vendu en Côte d’Ivoire coûte beaucoup moins cher que le sorgho produit dans le pays ? N’oubliez jamais que derrière l’idéologie ultra-libérale, derrière les évangélistes, se cachent des intérêts économiques majeurs. L’affaire des « fonds vautours » anglo-saxons qui se déroule en ce moment au Congo-Brazzaville est un scandale, une spoliation de vos sociétés. Il vous revient à vous Africains de vous opposer à ces pratiques. Pour que la population puisse sortir de la pauvreté, toutes les initiatives sont nécessaires, notamment le micro-crédit. C’est l’étape qui permettra de se placer sur le marché international. Mais il faut que les Africains parviennent déjà à conquérir leur marché national. A ce propos l’exemple de la révolution chinoise mérite d’être examiné. Pensez à Deng Xiao Ping et à sa façon de s’affranchir de l’idéologie maoïste. Vous devez commencer par la libération dans les villages, par aider les métiers de base comme l’artisanat…
DB. Américains et Chinois s’affrontent pour exploiter les matières premières d’Afrique centrale. Pour gagner cette bataille, les Américains utilisent l’arme des églises du réveil et c’est toute notre culture qui se délite. Qu’en pensez-vous ?
PL. Ce ne sont pas des églises, ce sont des sectes ! Elles endorment les populations et n’ont qu’un seul intérêt, l’argent. L’exemple du Brésil en matière de lien sectes-argent est très parlant. Cependant, il existe de vraies églises dont la mission n’est pas liée à l’argent.
DB. Comment combattre ces sectes dans des pays où l’État est faible, où les populations manquent du minimum ?
PL. Le faire savoir haut et fort. Mais, dans ce cas, on risque d’être taxé de toutes les turpitudes par les Américains."







